Réflexions suites aux attentats du vendredi 13 novembre

Réflexions suites aux attentats du vendredi 13 novembre

Face à la barbarie, pour la plupart de l'humanité, nous sommes choqués, horrifiés, en colère, tristes, apeurés...réactions logiques d'un humain...mais comment est-ce possible que des humains qui ont un coeur comme nous, tombent dans l'inhumanité de la barbarie? Comment peut-on imaginer que l'on puissent tuer de sang froid? Cela fait froid dans le dos...nous en avons des sueurs froides...des réactions physiologiques, liées à la peur. Peur de qui, de quoi? de mourir? peut être aussi de devoir tuer par un processus de légitime défense (mais qui donne cette légitimité?), peur de devenir à son tour un bourreau, peur de devenir barbare soi-même...Qu'y a t'il de légitime dans le fait de tuer? 

Nous sommes confrontés aujoud'hui à cela face à cette barbarie extérieure...elle nous renvoie à notre propre refus de l'humanité telle qu'elle est...Accepter la noirceur ne veut pas dire lui donner raison...mais la nier signifie la mort...si je refuse la mort alors que celle-ci est inévitable, je refuse de vivre pleinement la vie qui est plus fort que tout. Plus je tombe dans la peur de mourrir moins je vis pleinement ma vie...Si je sais que la mort fait partie de la vie, alors je ne passe pas mon temps à l'éviter, je vis ce que j'ai à vivre en pleine conscience de l'instant avec tout l'intérêt d'en savourer chaque moment, y compris ceux qui sont moins agréable... J'accepte d'avoir en moi des réactions de survie, des réactions qui pourraient m'amener à tuer pour survivre, je ne les rejette pas elles font partie de mes gênes...mais je sais également que la violence attire la violence, que si je réponds de la même façon je perpétue ce qui m'horrifie et en même temps je ne peux pas laisser faire sans rien dire, sans me défendre...voilà qui me ramène à la dualité, à la souffrance de l'humain...

Alors comment s'en sortir? S'éduquer, se poser fondamentalement la question: qu'est ce que j'ai envie de nourrir dans ma vie? la peur ou l'amour? quelles sont mes valeurs qui me poussent à m'ériger en éventuel bourreau?

De soi-même, la plupart d'entre nous n'ira pas volontairement faire du mal à quelqu'un, mais quand on doit faire un choix qui s'oppose aux croyances d'un autre, nous lui imposons ce choix et nous lui faisons violence, même si c'est pour notre bien à nous...

La seule liberté alors que l'on ait est d'utiliser notre libre arbitre le plus consciemment qui soit, c'est à dire en étant libre de toutes croyances, libre de tout attachement, ce que certains appellent l'éveil ou la libération. Ce n'est que lorsque l'on sera tous éveillés que la souffrance disparaitra véritablement. Nous sommes donc tous liés à l'évolution des uns et des autres...

Faire un jugement sur l'autre ne l'aide pas à grandir, répondre à la violence par un jugement pas plus...la personne qui s'exprime avec violence n'a trouvé que ce mode d'expression pour être entendue...trouvons d'autres moyens d'expression, apprenons à nous écouter les uns les autres dans nos différences, apprenons à nous entraider plutôt qu'à nous préserver de la souffrance d'autrui, apprenons à partager ce que nous avons, ce que nous sommes, limitons tout ce qui peut ramener à la différence, arrêtons toutes les étiquettes sur l'autre et sur soi, apprenons à nos enfants à se respecter, à communiquer, à se distancer des réactions émotives par la méditation, devenons ce que nous voulons que le monde soit.

Plus on sera nombreux à penser et faire cela, plus ce sera agréable de vivre sur Terre...et la survie de l'humanité passera par là! Nous ne pouvons plus laisser de côté une partie de notre monde en faisant comme s'il n'existait pas ou n'avait pas le droit à la vie. D'autant plus nous occidentaux qui sommes des plus nantis (même si on est au RSA, on a encore un toît pour s'abriter, des aides pour se nourrir...)dans la plupart des pays combien souffrent du manque d'eau, de nourriture? on ne peut plus continuer à faire comme si de rien était...la pauvreté, la guerre, les changements climatiques poussent à l'instinct de survie donc à la barbarie...Il est encore temps de rendre autonome ceux qui en ont besoin, de les nourrir, de leur donner accès à l'eau, au minimum vital...des solutions concrètes existent, pensons au revenu minimum d'existence, partageons nos savoirs, lâchons la notion de profit aux dépends des autres ou de la nature...

Je ne suis pas là pour donner des leçons, car je sais combien il m'arrive encore de sombrer dans la souffrance par le jugement notamment de moi-même. La vie est inévitablement une alternance de souffrances et de bonheurs, car nous savons tous que nous mourrons un jour, mais nous ne savons pas quand...alors gardons notre flamme d'amour allumée tant qu'il y a de la vie et restons le plus conscient possible dans nos intentions et nos choix en actant et priant pour que chacun évolue vers plus de conscience et de libération!

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